Dès le Moyen-Âge (500 à 1500) la culture de la vigne est améliorée par les moines et l'église chrétienne propriétaire de la majorité du vignoble situé en Île de France : le christianisme diffusera la viticulture dans le monde entier. Grâce à la Révolution française, en rétablissant la liberté de culture, et en morcelant les biens de l’Église le peuple va bouleverser le paysage viticole français.

Les crises sanitaires, l'oïdium en 1852, le phylloxéra en 1864 importé malencontreusement d'Amérique (le vignoble français décimé redémarrera grâce à des plants américains résistants à cette maladie), le mildiou en 1885 ne viennent pas à bout du vignoble français. Le traitement chimique de ces maladies engendre une surproduction de médiocre qualité. L'avènement de l'œnologie permettra au vignoble français d'acquérir une clarification de sa production et l'amélioration de sa production.

 

Des grandes manifestations en 1907, naîtront les syndicats de vignerons : les viticulteurs se regroupent en coopératives pour améliorer la production, protéger les marchés, lutter contre la spéculation et lutter contre la fraude généralisée (sucre)

 

Après le guerre, la production française est assurée principalement par des vins provenant des vignobles algériens, mais, après 1962 date du retour des français d'Algérie en métropole Française, le gouvernement préfère le pétrole à l'arrêt de la production de vins algériens. L'autorisation d'importation des vins italiens dans les années 1960 va entraîner la deuxième grande crise viticole en 1971, causant le drame de Montredon en 1976. L'avènement des structures européennes permet primes à l’arrachage, limites aux plantations nouvelles, renouvellement en cépages qualitatifs pour l’amélioration des vins et le processus des labels transformera l'image de la viticulture.

La crise actuelle est principalement due à la baisse de la consommation française et mondiale mais aussi aux campagnes anti-alcoolisme successives, à la concurrence des vins étrangers mais aussi à la classification devenue complexe. Les gouvernements successifs atténuent les crises viticoles en autorisant la distillation, en subventionnant l'arrachage mais ne règlent en aucun cas les problèmes de fond.

Essentiellement familiale la production viticole s'appuie sur des dizaines de milliers de petits domaines : les viticulteurs se concentrent sur la production mais négligent la vente et l'efficacité commerciale, parfois pénalisée par la vente spéculative de certains négociants. Les États-Unis, Australie et Afrique du Sud produisent des vins du Nouveau Monde bons marchés et correspondants au goût des consommateurs grignotant des parts sur le marché mondial. Aujourd’hui, la région Languedoc, comme le reste du pays, est engagée dans le processus de mondialisation mais les chiffres des exportations sont inquiétants.

 

* La modification des comportements sociaux diminuent de fait la consommation de vin, cela semble irrémédiable : la sauvegarde du vignoble français ne passe-t-elle pas pour une grande partie par l'exportation ?

* Les actions parfois violentes des viticulteurs ne nuisent-elles pas à leur image ?

* La diminution de la production française semble inéluctable : comment permettre aux viticulteurs de diversifier leur activité ?

* La sauvegarde du milieu rural nécessite-t-elle un investissement national ?

* Les viticulteurs doivent-ils faire appel à la solidarité nationale et européenne ?

* Les allègements fiscaux et les soutiens financiers à l'exportation demandés ne seraient-ils pas un emplâtre sur une jambe de bois ?

* Afin de recouvrer une renommée internationale la viticulture française ne doit-elle pas miser sur l'excellence pour sauver une partie de son vignoble ?

* Quels sont les moyens à mettre en œuvre pour sauvegarder le vignoble français ?

* Viticulteur n'est-il pas un métier en voie de régression ?

 

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