Se regroupant pour défendre des intérêts communs, salaires, conditions de travail, licenciement, indemnités, chômage, les ouvriers urbains de l'Europe occidentale fondent les syndicats dans la deuxième moitié du XIXème siècle. La IIIème république régularise ces mouvements sociaux en 1884. La lutte des classes (Marx et Engels) abattrait le capitalisme par une révolution prolétarienne. Le syndicalisme est diversifié selon son action : réformiste, politique, étudiant, révolutionnaire, anarchiste ... mais reste en adéquation avec les idées communistes et socialistes malgré sa volonté de départ de rester indépendants du monde politique. En Europe révolution industrielle, changements démographiques, politiques et surtout idéologiques marquent la naissance du syndicalisme dans une société en profonde mutation scientifique, technique, politique et sociale. Le patronat et le gouvernement français craignant pour leur bourgeoisie capitaliste répriment les mouvements prolétaires, le mouvement syndical est marqué par ces cycles répression/révolution. Les années 1980 connaîtront l'apogée de la gloire des syndicats.

Aujourd'hui le syndicalisme est en perte de vitesse : crise industrielle, insuffisante prise en compte du secteur tertiaire, des PME, du travail féminin, privatisation des entreprises d'état, chute du communisme, peur de représailles de la direction et division syndicale n'amènent que 10 % des travailleurs à se syndiquer. Les représentants syndicaux doivent faire des propositions, et ne plus rester dans la contestation, cela les rapproche du politique bien qu'ils affirment leur indépendance. Les organisations syndicales en France CGT (Chartes d'Amiens), CFDT, FO, CFTC (issu du syndicat chrétien), CFE-CGC et UNSA, FSU, USS et CNT, CAT

  • Les syndicats : qui et que doivent-ils défendre ?
  • La carriérisme syndical ne s'apparente-t-il pas au carriérisme politique ?
  • Les syndicats ne servent-ils pas de réservoir aux courants politiques ?
  • Quand verra-t-on la première manifestation pédestre de l'organisation (pouvant s'apparenter à un syndicat) du MEDEF ?
  • Une politique de consensus ne signent-elle pas de facto le fin du syndicalisme ?
  • La concertation et la négociation sauveront-elles le syndicalisme ?
  • Les syndicats français ne devraient-ils pas s'orienter vers un modèle trade-unioniste basé sur une approche politique et consensuelle ?
  • Les courants idéologiques multiples et contradictoires du syndicalisme français ne font-ils pas la richesse intellectuelle de la société ?
  • L'aspect sociétaire du syndicalisme ne signe-t-il pas la fin du syndicalisme communautaire?
  • La nature de la société ne détermine-t-elle pas la nature du syndicalisme ?
  • L'évolution du niveau de vie de la société française ne précipite-t-elle pas le syndicalisme dans l'oubli ?
  • La diminution du service public signe-t-elle la fin du syndicalisme ?
  • La survie des syndicats ne passe-t-elle pas par une européanisation ?
  • L'individualisation de notre société libérale n'est-elle pas antinomique avec l'idée du syndicalisme ?
  • Quelle sera la nouvelle nature du pouvoir/contre-pouvoir ?
  • La fin envisageable du syndicaliste ne présagerait-elle pas de la fin du politique ?
  • Le syndicalisme va-t-il disparaître au profit de mouvements de société coordonnés, idéologiques et successifs ?

 

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